Réponse rapide : Hémorroïdes internes et externes : différences, grades, symptômes (saignement, douleur) et traitements. Quand consulter pour des hémorroïdes.
Proctologie / Hémorroïdes
Hémorroïdes internes et externes : quelle différence ?
Les hémorroïdes internes et externes diffèrent par leur localisation, leurs symptômes et leur traitement. Ce guide explique tout : grades, signes, options et quand consulter.
Responsable médical : Op. Dr. Yasir Gözü · Chirurgie générale et proctologie · Dernière mise à jour : 9 juin 2026
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Internes : saignement, souvent indolores
Externesboule, douleur si thrombose
4 gradespour les internes
Très fréquentesà tout âge
Réponse rapide
Les hémorroïdes internes se situent à l’intérieur du canal anal, au-dessus de la ligne pectinée ; elles sont souvent indolores et se révèlent par un saignement rouge vif ou une protrusion. Les hémorroïdes externes sont sous la peau, près de la marge anale ; elles donnent une boule et peuvent devenir très douloureuses en cas de thrombose (caillot). Les internes se classent en 4 grades. Le traitement va des mesures d’hygiène aux procédures et à la chirurgie. Tout saignement doit toujours être évalué par un médecin.
Sommaire
Que sont les hémorroïdes ?
Les hémorroïdes sont des coussinets vasculaires normalement présents dans le canal anal : de petits amas de vaisseaux qui participent à la continence. On ne parle de « maladie hémorroïdaire » que lorsque ces coussinets se dilatent, s’enflamment ou glissent vers l’extérieur, provoquant saignements, gêne ou douleur. C’est l’un des motifs de consultation proctologique les plus fréquents.
Avoir des hémorroïdes n’a donc rien d’anormal en soi ; le problème vient de leur gonflement. Bénigne dans l’immense majorité des cas, la maladie hémorroïdaire reste inconfortable et son principal symptôme — le saignement — partage des points communs avec d’autres affections, d’où l’importance d’un diagnostic.
Hémorroïdes internes et externes : la différence
La distinction repose sur la localisation par rapport à la ligne pectinée, une frontière du canal anal. Les internes, situées au-dessus, sont recouvertes de muqueuse peu sensible : elles font donc rarement mal et se manifestent surtout par un saignement ou une protrusion. Les externes, sous la peau près de la marge anale, sont innervées : elles peuvent être très douloureuses, surtout si un caillot s’y forme (thrombose).
Critère / Internes / Externes
Localisation
dans le canal anal
sous la peau, marge anale
Douleur
souvent indolores
douloureuses si thrombose
Signe principal
saignement rouge vif
boule palpable
Classification
4 grades
non gradées
Les 4 grades des hémorroïdes internes
Les hémorroïdes internes sont classées selon leur degré de prolapsus (descente vers l’extérieur). Cette classification oriente le traitement, du plus simple au plus invasif :
- Grade I : pas de prolapsus, saignement possible.
- Grade II : prolapsus à la poussée, qui se réduit spontanément.
- Grade III : prolapsus nécessitant une réduction manuelle.
- Grade IV : prolapsus permanent, non réductible.
Les grades bas (I-II) répondent souvent aux mesures d’hygiène et aux procédures peu invasives, tandis que les grades élevés (III-IV) peuvent relever de la chirurgie. Le grade se détermine lors de l’examen proctologique.
« La plupart des patients n’ont pas besoin de chirurgie. En réglant la constipation et en traitant tôt, on contrôle la majorité des hémorroïdes. Mais il ne faut jamais attribuer un saignement aux hémorroïdes sans l’avoir vérifié. »
— Op. Dr. Yasir Gözü
Les symptômes des hémorroïdes
Le symptôme le plus fréquent est un saignement rouge vif, indolore, au moment de la selle (sur le papier ou dans la cuvette). S’y ajoutent une protrusion (boule qui sort), des démangeaisons, un suintement, une sensation de gêne ou de pesanteur, et parfois une douleur aiguë en cas de thrombose externe.
Ces symptômes recoupent ceux d’autres affections : la fissure (douleur vive à la selle), le polype, voire des causes à explorer. C’est pourquoi un saignement ne doit jamais être banalisé. Pour distinguer les causes d’une boule, voyez polype ou hémorroïde et gonflement de l’anus.
Pourquoi les hémorroïdes apparaissent-elles ?
Le facteur central est l’augmentation de pression dans la région anale. La constipation et les efforts de poussée sont en première ligne, mais aussi la grossesse, l’accouchement, la station assise prolongée, le surpoids, le port de charges lourdes et une prédisposition individuelle.
Comprendre ces facteurs est essentiel car la première étape du traitement — et de la prévention des récidives — consiste à les corriger : transit souple, hydratation, activité physique et bonnes habitudes aux toilettes.
Le traitement des hémorroïdes
Le traitement est progressif, du moins invasif au plus invasif, selon le type et le grade :
- Mesures de base : régulariser le transit (fibres, hydratation), éviter les efforts et la position assise prolongée, bains de siège. Elles suffisent souvent pour les grades bas.
- Traitements locaux : produits de la classe des topiques apaisants ; le médicament spécifique et la posologie sont déterminés par le médecin.
- Procédures instrumentales : ligature élastique, sclérose, photocoagulation — en ambulatoire, pour les grades I-III.
- Chirurgie : hémorroïdectomie ou techniques apparentées pour les grades III-IV ou les formes résistantes.
- Thrombose externe : la douleur cède en quelques jours ; une petite incision peut soulager dans les cas très douloureux et précoces.
Le choix se fait après examen, en fonction de la gêne et du grade. L’objectif est de soulager durablement tout en évitant les récidives par de bonnes habitudes.
Crise hémorroïdaire : que faire ?
Une crise hémorroïdaire (poussée) associe souvent gonflement, douleur, saignement et parfois une thrombose externe brutale. Les premiers réflexes visent à calmer l’inflammation et à éviter d’aggraver la pression : bains de siège tièdes, hygiène douce, application de froid sur une thrombose externe douloureuse, et surtout un transit souple pour ne pas forcer.
Pendant une crise, mieux vaut éviter les épices fortes, l’alcool et la station assise prolongée, et ne pas repousser l’envie d’aller à la selle. La douleur d’une thrombose externe cède le plus souvent en quelques jours ; si elle est intense et récente, une petite intervention peut soulager. Tout traitement local ou antalgique relève d’une prescription : le médicament spécifique et la posologie sont déterminés par le médecin. Une crise qui ne s’améliore pas, ou un saignement abondant, justifient un avis.
Hémorroïdes et grossesse
Les hémorroïdes sont très fréquentes pendant la grossesse et après l’accouchement. La pression de l’utérus sur les veines du petit bassin, les changements hormonaux qui favorisent la constipation et l’effort de l’accouchement expliquent cette fréquence. Le plus souvent, ces hémorroïdes s’améliorent dans les semaines qui suivent la naissance.
La prise en charge privilégie les mesures douces : transit régulier, hydratation, fibres, bains de siège et hygiène délicate. Pendant la grossesse et l’allaitement, aucun traitement local ou médicamenteux ne doit être pris sans avis médical, certaines options étant déconseillées dans ce contexte. En cas de douleur importante ou de saignement, une consultation permet d’adapter la prise en charge en toute sécurité.
Prévention au quotidien
La prévention rejoint le traitement de fond : tout ce qui réduit la pression et la constipation protège des poussées. Quelques habitudes simples font une grande différence :
- Manger suffisamment de fibres (fruits, légumes, céréales complètes) et bien s’hydrater.
- Ne pas forcer ni rester trop longtemps aux toilettes (éviter le téléphone).
- Aller à la selle dès l’envie, sans se retenir.
- Bouger régulièrement et éviter la station assise prolongée.
- Maintenir un poids sain et limiter le port de charges lourdes en bloquant la respiration.
Ces mesures n’éliminent pas tout risque, mais elles réduisent nettement la fréquence et l’intensité des crises, et limitent les récidives après traitement.
Idées reçues fréquentes
Plusieurs croyances retardent une prise en charge efficace. La première : « tout saignement anal vient des hémorroïdes ». C’est faux — d’autres causes existent, c’est pourquoi un saignement se vérifie toujours. La deuxième : « il faut forcément opérer ». En réalité, la majorité des hémorroïdes se contrôlent sans chirurgie.
On entend aussi que « la chirurgie guérit définitivement » : un geste bien indiqué soulage durablement, mais sans changement des habitudes, les facteurs favorisants (constipation, poussée) peuvent ramener le problème. Enfin, beaucoup pensent que les hémorroïdes sont « honteuses » ou rares : c’est l’un des motifs de consultation les plus fréquents, et en parler tôt évite des mois d’inconfort. Mieux vaut un examen simple qu’une auto-médication prolongée.
Quand consulter un médecin ?
Consultez en cas de saignement (même minime et indolore), de boule douloureuse, de prolapsus, de gêne persistante malgré les mesures simples, ou de récidives. Un examen confirme le diagnostic, précise le grade et écarte d’autres causes.
Certains signes imposent un avis sans tarder : saignement abondant, sang foncé ou mêlé aux selles, modification durable du transit, perte de poids ou anémie. Ces signes ne sont pas typiques d’hémorroïdes simples. Tout saignement doit toujours être évalué par un médecin ; en cas de saignement massif, rendez-vous aux urgences.
Points clés
- Les hémorroïdes sont des coussinets vasculaires normaux qui se dilatent.
- Internes = saignement, souvent indolores ; externes = boule, douleur si thrombose.
- Les internes se classent en 4 grades qui guident le traitement.
- La constipation et la grossesse sont des facteurs majeurs.
- Le traitement va de l’hygiène aux procédures et à la chirurgie.
- Tout saignement doit être évalué par un médecin.
Responsables médicaux : Op. Dr. Yasir Gözü (chirurgie générale et proctologie, 20+ ans d’expérience) · Dr. Hatice Şahin | Dernière mise à jour : 9 juin 2026 · Prochaine révision : décembre 2026 | Contenu informatif ; en cas de signes sévères, adressez-vous immédiatement à un service d’urgence.
YG
Op. Dr. Yasir Gözü
Spécialiste en chirurgie générale et proctologie, plus de 20 ans d’expérience. Prise en charge complète de la maladie hémorroïdaire, des mesures simples aux procédures et à la chirurgie. Istanbul, Levent. À propos du médecin
Un saignement ou une gêne anale ?
La plupart des hémorroïdes se traitent simplement. Un examen précise le grade et le traitement.
Prendre rendez-vous+90 552 608 39 21
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Ce contenu a une valeur strictement informative et ne remplace pas une consultation médicale. En cas de signes sévères, adressez-vous immédiatement à un service d’urgence.
Sources